GOOGLE MAPS DEVIENT PAYANT VIVE…OPENSTREETMAP !!!

Depuis Février 2005 le service de cartographie de Google, Maps, a reussi a apparaître comme la seule alternative viable auprés de millions de sites web (e-commerce, tourisme, services…) qui embarquent et exploitent ses API dans le monde. Pour mémoire, Google n’a pas inventé la cartographie en ligne, MapQuest ou Michelin (ViaMichelin) étaient déjà présents et le projet OpenStreetMap avait démarré peu de temps avant, mais Google s’est naturellement imposé par ce choix de la gratuité et la possibilité d’intégrer (gratuitement) leurs cartes interactives personnalisables sur n’importe quel site.

Les conséquences d’un monopole généralisé

Avec une clientèle devenue au fil des ans de plus en plus captive…et accroc, la firme de Mountain View semble bien décidé à faire passer ses plus gros clients à la caisse. Beau geste non ? C’est en tout cas le scenario qui se profile à compter du 11 juin prochain, date à laquelle les tarifs pratiqués pour exploiter les API de son service Maps vont exploser. (Les futurs tarifs et conditions applicables à partir du 11 juin 2018 ).

Les sites effectuant jusqu’à 25 000 chargements de cartes par jour (soit plus de 750 000 par mois) bénéficiaient d’un service gratuit – et d’un tarif de 0,5 dollar pour 1 000 chargement de cartes supplémentaires quotidiens – cela ne sera plus le cas à partir du 11 juin.

A partir de cette date, la gratuité ne sera en effet possible qu’en cas de 1 000 chargements de cartes par jour, pour un maximum de 28 000 par mois. Après avoir consommé ces 1 000 chargements, les prix s’envolent puisqu’une facturation de 7 dollars pour chaque millier de chargements supplémentaires est effectuée.

« Un site qui affiche 10 000 cartes par jour passe donc de 0 à 1 764$ par mois et pour ceux qui étaient proches de la limite gratuite de 25 000 cartes/jour cela leur sera désormais facturé 4 704$ par mois »   Christian Quest porte parole d’openstreemap France et administrateur chez Etalab

Mais qui est dans le viseur ?

Il ne s’agit pas des consommateurs qui ne constateront aucune difference directe. Mais se sont surtout les start-up ,entreprises, associations, et collectivités qui ont eu depuis longtemps une forte tendance a reposer l’intégrité de leur stratégie de communication cartographique sur ce type de produit. Loin de leur jeter la pierre, cela va etre pour elles l’occasion d’élaborer une stratégie de sortie de ce modèle, a moins de s’aligner sur la nouvelle grille tarifaire ce qui ne vas pas etre sans conséquence sur leur trésorerie.

Les alternatives existent…heureusement 

L’IGN et son géoportail, OpenStreetMap qui utilise une panoplie d’outils ouvert et gratuit en sont les deux principaux exemples. Par contre l’intensification de l’utilisation de ces produits devra etre compensé de multiples facon, soit par l’utilisation de prestataire expert sur ce type de donnée, la montée en compétence en interne, ou la contribution directe à ce projet.

Conclusion

Ce genre de nouvelles doit nous alerter sur nos adictions a des produits que nous ne maitrisons pas, et qui au passage peuvent piller nos données personelles (Waze,moteur de recherche, outils numérique, application android….) en plus de se livrer a une politique de dumping lorsqu’elle sont en position de quasi-monopole. D’ou l’interet de s’interesser aux outils alternatifs, qui offre un transparence qui ne peut etre que plus rassurante.

Cet aricle a été rédigé a partir de l’article paru sur Medium de Christian Quest porte-parole d’OpenStreetMap France (https://medium.com/@cq94/dont-be-evil-until-95f2e8dfaaad)

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